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ACHETER UNE TAPISSERIE ANCIENNE AUBUSSON

Acheter une Tapisserie Ancienne d'Aubusson
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Acheter une Tapisserie Ancienne d'Aubusson

Acheter une  tapisserie Aubusson ancienne, six siècles d'histoire

L'histoire de la tapisserie aubusson dans la région contribue au "mythe Aubusson" : l’origine de l'implantation de la tapisserie à Aubusson et Felletin se perd dans les légendes.

L’origine des tapisseries d'Aubusson et de la Marche (région d’Aubusson et de Felletin) est obscure. Elle a longtemps été attribuée au monde arabe, certains la rattachant à une vieille légende évoquant une troupe de Sarrazins perdus après la bataille de 732 où Charles Martel bloqua l’expansion arabe vers le Nord.

D’autres auteurs au sujet de la tapisserie d'Aubusson , dont George Sand, ont répandu l’hypothèse qu’à la fin du XVe siècle, l’exil du prince ottoman Zizim à Bourganeuf (à 40 km d’Aubusson) s’était accompagné de l’installation d’ateliers de tisserands turcs. 

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Pour d’autres encore, c’est dans des alliances entre des familles flamandes et les seigneurs de la Marche qu’il faudrait rechercher cette origine, car elles auraient influencé l'établissement de lissiers d’Arras ou du Hainaut vers Aubusson et Felletin au XIVe siècle ou au XVe siècle. 

L'avènement de la Tapisserie de Manufacture royale Aubusson,

En 1664, l’administration royale (à la demande du surintendant Colbert), sollicite les marchands fabricants d’Aubusson pour apporter des améliorations à la fabrication de tapisseries. 

Des réunions se succèdent pour aboutir le 18 mai 1665 aux "Ordonnances et statuts des marchands, maîtres et ouvriers tapissiers de la ville d’Aubusson", confirmées par Louis XIV en juillet de la même année.

Par ailleurs, les mentions écrites à partir de 1457 à Felletin permettent d’envisager qu’une activité locale plus ancienne de fabrication de draps de laine et de couvertures aurait pu donner lieu à une spécialisation vers la tapisserie.


Émigrations à la révocation de l'Édit de Nantes - Tapisserie Ancienne Aubusson,

Durant le XVIIe siècle, en quelques décennies, Aubusson et Felletin se démarquent l’une de l’autre, Felletin restant fidèle à la religion catholique tandis que beaucoup d’Aubussonnais adoptent la religion réformée. 

L’Édit de Nantes, signé par Henri IV en 1598, permettait le libre exercice du protestantisme mais sa révocation par Louis XIV, le 22 octobre 1685, contraint à l’exil ceux qui refusent d’abjurer leur foi.

Tel est le destin de plus de 200 lissiers aubussonnais avec leurs familles qui gagnent la Suisse, où plusieurs s’installent dans la région de Berne, puis l'Allemagne. 

À Berlin, la famille Barraband tisse des cartons provenant de Beauvais d’après des dessins des ornemanistes de Louis XIV ; près de Nuremberg, la famille Deschazeaux s’implante à Erlangen, les lissiers Claravaux et Peux à Schwabach, Mercier s’établit à Dresde.

Pour Aubusson, ce traumatisme affaiblit la production qualitativement et quantitativement durant une quarantaine d’années, jusqu’à la réforme de la Manufacture royale initiée par les pouvoirs publics dès 1726.

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Origine de la tapisserie Aubusson
Les origines de la tapisserie sont incertaines. Certains auteurs disent qu'elle doit son origine à des Sarrasins qui se seraient installés sur les rives de la Creuse après leur défaite à Poitiers en 732. Ainsi que l'écrit l'abbé Lecler : « Attribuer l'origine d'Aubusson à une troupe de Sarrasins qui, échappés aux coups de Charles-Martel en 732, se réfugièrent en ce lieu, c'est faire du roman, et non de l'histoire. Il est bon de remarquer que c'est l'expression tapis sarrasinois, donné à un genre de tapis fabriqué à Aubusson, qui a donné lieu à cette légende. » Selon d'autres auteurs tel Adrien Proust ou Adolphe Blanqui « Il est prouvé que des ouvriers de cette nation s'y établirent, par les réglemens du Châtelet pour la communauté des maîtres tapissiers, lesquels réglemens reconnaissent les Sarrasins pour les plus anciens de ce corps »
Une autre origine possible est peut-être liée à Louis Ier de Bourbon, alors comte de la Marche. Il avait confirmé les privilèges d'Aubusson en 1331. En 1310, Louis de Bourbon avait épousé Marie de Hainaut († 1354). Autant d'éléments qui peuvent laisser supposer que le comte de la Marche, voire sa femme, auraient incité des tapissiers flamands à venir sur les bords de Creuse dont on se plaisait déjà à vanter la qualité des eaux acides pour dégraisser la laine et alimenter les teintures.

Que ce soit à l'initiative de Louis de Bourbon, ou, peut-être, de marchands désireux de profiter d'une opportunité locale, l'économie drapière se reconvertit. Les paysans possédaient traditionnellement des troupeaux de moutons dont la laine était valorisée localement. Elle allait désormais permettre la fabrication de tapisserie. L'influence flamande fut d'emblée évidente dans les ateliers : même technique de la basse lisse, même sainte patronne (Sainte Barbe).

Au demeurant, les premières tapisseries connues d'Aubusson ont été tissées par les frères Augeraing (1501).

La Dame à la Licorne reste la tapisserie la plus célèbre d'Aubusson. Elle a été découverte dans l'un des plus grands et beaux édifices de la Creuse : Le Château de Boussac. Elle est actuellement exposée à Paris au musée de Cluny.

Elle a connu une histoire assez agitée. Construit au xiie siècle, puis dévasté lors de la guerre des Cent ans, réédifié ensuite embelli, le Château de Boussac a rechuté lors de la Révolution.

Il devint par la suite sous-préfecture, gendarmerie, annexe du champ de foire où séjournaient les cochons. Racheté par de nouveaux propriétaires, le château a été renouvelé avec une saveur exceptionnelle en 1965. Il est raconté même que Georges Sand y a résidé à plusieurs reprises et même une partie de son œuvre champêtre Jeanne a été écrite là-bas. L'actuel propriétaire, Bernadette Blondeau raconte même que c'est elle qui a découvert la célèbre tapisserie de la Dame à la Licorne.

Maintenant une nouvelle génération s'active à faire renaitre la flamme de la tapisserie d'Aubusson

De tous temps, la création a été une préoccupation majeure. Pour Aubusson, l'apport de Jean-Joseph Dumons a été considérable et stimulant. Les ateliers marchois s'inspirèrent également beaucoup de peintres comme Jean-Baptiste Oudry (1686-1755). Il réalisa, dès 1731, des modèles pour Aubusson. L'atelier Picqueaux tissa par exemple Les métamorphoses d'Ovide, étonnamment décorative. On retrouva ce caractère particulier dans les « verdures fines », « les fables de La Fontaine » ou les chasses. Oudry était d'abord un peintre animalier. Devenu directeur artistique des Manufactures de Beauvais (1734) et des Gobelins, il exerça une influence très forte sur la tapisserie française et donc sur la production marchoise. François Boucher (1703-1770) inspira lui aussi les lissiers qui tissèrent volontiers ses scènes pastorales ou mythologiques. C'était un artiste habile et populaire. WatteauJean-Baptiste Huet, Le Brun, Lancret, ainsi que le successeur de Dumons, Jacques-Nicolas Julliard (peintre des manufactures marchoises à partir de 1755) fournirent quantité de modèles. Bien évidemment, le rôle de Julliard (élève de Boucher) fut important jusqu'à sa mort, en 1790. Julliard, comme Dumons avant lui, collabora avec des artistes creusois dont l'un des plus connus fut François Finet qui, au xviiie siècle, se consacra passionnément à la tapisserie. Il excellait dans les chairs et d'une manière plus générale dans les personnages. En 1760, il devint « peintre en chef de Felletin »… Gilbert Finet et François Roby fournirent également des cartons aux ateliers, tout comme Sallandrouze. Le travail de Barraband fut particulièrement intéressant. Jacques Barraband (1768-1809) connut une notoriété nationale. Sa gloire naissante fut contrariée par la Révolution. Il dut alors élargir son éventail de production. Il illustra par exemple L'histoire naturelle des oiseaux d'Afrique de Le Vaillant ainsi que divers ouvrages. Il créa des décors, réalisa des cartons destinés aux Gobelins et aux ateliers de savonnerie. Il connaissait la gloire lorsqu'il décéda à Lyon où il exerçait en tant que professeur à l'école spéciale des arts et dessin. Avec Barraband, François Roby marqua son époque. Professeur de dessin à partir de 1742, il suppléa Dumons en fournissant des dessins de tapis et en réalisant des cartons de tapisserie pour la Manufacture de Felletin. En 1805, le sous-préfet d'Aubusson affirmait dans un rapport que les « fabriques ont éprouvé, dans le cours de la Révolution, un anéantissement complet. Elles se rétablissent depuis quelques années et en ce moment leurs produits sont d'une certaine importance. Le luxe indispensable dans un grand état, pourra leur faire reprendre leur ancienne splendeur. Déjà à Aubusson il a été fabriqué des objets destinés aux palais de l'Empereur et des grands dignitaires ». Albert Castel, auteur d'un intéressant livre paru en 1876, expliquait que « ce fut l'habitude qu'avaient prise les manufactures d'Aubusson de fabriquer des tapis de pied et de la tapisserie commune qui sauva leur industrie après la Révolution ».
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